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Nature Humaine
Survivalisme>Survivre dans la nature>Eau potable

Première version: 2014-10-27
Dernière version: 2017-11-04

Eau potable

Sommaire de la page


Besoins physiologiques

Principal besoin humain

On meurt au bout de 3 jours sans boire (certains tiennent plus de 10j). C'est à faire bien avant de manger (on peut tenir 30 jours sans manger, voir beaucoup plus).

Si on n'a pas à boire, on ne peut pas digérer, il vaut mieux éviter de manger (à moins que la nourriture soit suffisamment liquide) sinon la désydratation s'accroit.

Volume d'eau journalier

Les besoins minis, pour peu que l'on ne transpire pas trop, semblent être de 300 ml par jour (1 l pour 3 jours). C'est de la survie.

Par temps chaud ou en randonnée sportive, on peut boire aisément 1,5 l à 2 l par jours (quantité d'eau perdue par le corps par transpiration, respiration et l'évacuation des urines).

A noter qu'on parle d'eau pure. Dès qu'on rajoute un aliment dedans (café, jus, soupe, etc.) ce n'est plus de l'eau pure dont le corps à besoin pour son fonctionnement, il se déshydrate progressivement et doit se démerder avec l'eau des aliments, mais il finit par se fatiguer à la longue.

Déshydratation

Si la perte d'eau journalière n'est pas compensée, après 24 heures, le corps est déjà très déshydraté.

Quand la soif se fait sentir, on est déshydraté à 2%, soit 20% de pertes de performances (physiques et cognitives). D'où l'intérêt de boire avant d'avoir soif.

L'un des premiers signes de la déshydratation, c'est la couleur des urines qui devient plus foncée. La peau, la langue et la bouche se dessèchent, le sang s'épaissit, la tension artérielle chute. Les pertes en sels minéraux provoquent des maux de tête, des crampes, et des troubles de la conscience qui peuvent aller jusqu'au coma. C'est en général ce qui se passe quand le corps a perdu plus de 15% de son volume d'eau.

Nombres de jours possibles sans boire

On dit 3 jours en moyenne, mais dans les cas extrêmes on a vu des 11 jours dans le désert porté par des chameaux (Sven Hedin), 10 à 14 jours sur des malades en état végétatif (peu de pertes), certains disent 4 semaines, les saints inédiques ou les prâniques disent ne plus rien boire pendant 40 ans...

Ca dépend de la constitution, du degré d'attachement de la vie au corps, des miracles. Mais mieux vaut éviter de dépasser 3 j, après rien n'est garanti...

Sources de pertes d'eau par le corps

Le corps perds l'eau par la respiration (bouche, et moindre mesure nez), la sueur (le but est de refroidir le corps par l'évacuation de la sueur), urine et matières fécales. Aussi par le sang en cas de blessure...

Economiser l'eau du corps

En cas d'absence d'eau prévue pour plusieurs jours (exemple, traversée de désert), il faut économiser l'eau qu'on a avec soi et en soi.

Ne pas manger

Vous mourrez de soif avant de mourir de faim. La digestion demande de l'eau, surtout pour les graisses. Si vous ne buvez pas en mangeant, les intestins seront obligés de prélever de l'eau du corps, le transit se fera mal et vous serez constipés, vous empoisonnant avec toutes les toxines contenues dans les fécès.

Ne pas fumer ni boire d'alcool

La cigarette augmente la perte d'eau par les poumons, et l'alcool, de par sa concentration élevée en sels minéraux, consomme plus d'eau du corps qu'il n'en apporte.

Passer le corps en mode économie hydrique

Ne rien boire pendant 24 h pour passer le corps en mode économie hydrique.

Après ces 24h, boire de très petites gorgées toutes les 30 minutes, voir quelques gouttes seulement. Permet de conserver le mode économie hydrique du corps. De plus grosses quantités inciteraient à en dépenser une partie par le corps.

Vérifier les réserves d'eau

S'assurer que les conteneurs d'eau ne fuient pas, que cette dernière ne s'évapore pas.

Transpiration - Protection contre la chaleur

Creuser un trou dans le sol quand on est en plein désert, car s'allonger sur le sol c'est là qu'il y a le plus de chaleur. Attention aux serpents et aux scorpions qui font la même chose! Ne pas marcher aux heures les plus chaudes (attendre le matin ou la nuit, plus fraîches), abriter sa tête, son cou et si possible son corps des rayonnements directs ou indirects (évite l'insolation), tout en laissant l'air circuler autour du corps pour évacuer la chaleur et limiter au maximum le refroidissement par le mode de la transpiration.

S'il fait très chaud, plutôt que transpirer pour que la sueur s'évapore et vous refroidisse, pisser sur ses vêtements pour que ce soit l'eau de votre urine qui s'évapore et qui vous refroidisse.

Respiration

Expirer par le nez au lieu de la bouche, pour que l'eau produite par les oxydations énergétiques du corps se condense au passage des cavités nasales, limitant leur émission dans l'atmosphère.

Evacuation des urines

Il n'est pas possible de limiter l'évacuation de l'urine, par contre on peut récupérer l'eau de l'urine pour la réabsorber (voir eau fortement minéralisée ci-dessous) ou encore imbiber ses vêtements avec en cas de très grosse chaleur, c'est toujours ça de moins à transpirer.

Trouver de l'eau

Sources et cours d'eau

Les points d'eau se trouvent plus facilement vers le bas des vallées. Si le lit des ruisseaux est à sec, surtout s'il est cahouteux, vous pouvez creuser pour retrouver l'écoulement d'eau qui se continue en souterrain.

Suivre les animaux

Herbivores

Les herbivores ont besoin d'eau, suivre leurs traces, surtout si elles sont en grand nombre, vous emmenera vers un point d'eau.

Carnivores

Attention, les carnivores qui mangent leur proie crue sans les faire saigner ont moins besoin d'eau, ils peuvent tenir longtemps sans boire.

Oiseaux

Les granivores, pigeons et étourneaux ent re autres, ne sont jamais loin de l'eau. Ils boivent à l'aube et au crépuscule. Quand ils volent bas et en ligne droite, il s vont vers l'eau ; quand ils en reviennent alourdis, ils se reposent fréquemment d'arbre en arbre. Calculez la direction de leur vol pour trouver l'eau.

Les échassiers peuvent faire de longs trajets sans manger ni boire, et n'indiquent donc pas la proximité de l'eau. Faucons, aigles et autres oiseaux de proie tirent également de l'eau de lf'urs victimes et comme les carnivores ne doivent pas être considérés comme un signe.

Insectes

Les abeilles, qui ont un point d'eau à 6 500 m au plus de leur ruche ou nid, mais n'ont pas d'hora ires précis. Les fourmis dépendent de l'eau . Une colonne de fourmis en marche va vers une petite réserve d'eau prisonnière. De telles réserves existent même en régions arides. La plupart des mouches restent à 90 m au plus d'un point d'eau, surtout la mouche européen ne, au corps vert à reflets.

Reptiles

Les reptiles ne constituent pas un signe. Ils récupèrent la rosée et ont de l'eau par leurs victimes, et peuvent donc s'en passer longtemps.

Bords de mer

Creusez le sable 5 cm au dessus du niveau limite des marée : il y a de l'eau douce qui surnage au dessus de l'eau de mer salée plus lourde, et qui sera filtrée par les 5 cm de sable. Elle aura surement un goût dégueulasse mais sera potable.

Danger

Méfiez-vous de l'eau sans végétation, et de la présence d'os d'animaux : il y a probablement pollution chimique proche de la surface. Regardez sur les bords s'il y a des minéraux pouvant indiquer une condition alcaline. FAIRE TOUJOURS BOUILLIR L'EAU DES MARES. Dans les déserts, il y a des lacs sans sortie : ils deviennent salés, leur eau DOIT être distillée avant d'être bue.

Eau de pluie

On peut tendre une bâche pour récupérer l'eau de pluie, sectionner les gouttières des maisons.

En montagne, il y a de l'eau stagnante au fond des crevasses.

Ne pas tout miser sur l'eau de pluie. Alain Bombard à passé 3 semaines sans pluie, dans le désert il peut s'écouler 10 ans entre chaque averse.

Rosée

éponger avec un linge la rosée matinale.

Un filet tendu en travers des brumes de montagne fait goutter l'eau qui la traverse.

Plantes

Les feuilles ou fleurs ou vieilles souches en forme de récipient peuvent contenir de l'eau de pluie. Le bambou peut aussi se remplir d'eau, surtout si les jointures sont vieilles et jaunies. Si en secouant on entendant la présence d'eau (clapotis), ouvrir les tronçons pour récupérer l'eau.

Il faut éviter par principe les jus laiteux qui sortent de la sève.

Les tiges grimpantes

Les variétés à écorce grossière et pousses de 5 cm environ en épaisseur peuvent être une bonne source d'eau. Mais vous devez apprendre par l'expérience lesquelles ont de l'eau, car certaines tiges ont un suc vénéneux. Ce dernier est laiteux et collant. Vous devrez l'éviter. Pour tirer de l'eau d'une tige grimpante, choisissez un rameau et remontez-le aussi haut que possible avant d'y pratiquer une profonde entaille, puis de le couper au ras du sol. Ensuite faites-le goutter dans votre bouche ou un récipient. Quand l'écoulement cesse, coupez une section plus haut et recommencez jusqu'à l'épuisement. NE PAS couper le pied en premier, car le suc remonterait dans la tige par capillarité.

Noyer

Couper une branche maîtresse d'un noyer (ou une grosse racine) vous fournira de l'eau pendant un mois ou plus, l'eau suintant en permanence.

Les palmiers

Les palmiers Buri et Nipa, le cocotier, contiennent tous un liquide sucré très buvable. Pour cela, courbez une palme en fleur vers le sol et coupez-en le bout. En ne coupant qu'un petit bout toutes les 12 heures, la circulation est renouvelée, ce qui rend possible la récolte d'un litre quotidien . Les palmes du Nipa sortent directement du sol, mais sur les arbres adultes d'autres espèces, vous pouvez devoir grimper pour atteindre une palme.

Cactus

Le corps et les fruits des cactées contiennent de l'eau, mais toutes les espèces ne donnent pas un liquide potable : le Saquarro, cactus-chandelier géant poussant en Arizona, est très vénéneux. Prenez garde aux épines de cactus, elles peuvent être très diffi ciles à enlever, surtout les très fines, et elles peuvent causer de très pénibles douleurs si elles restent dans la chair.

Le cactus-tonneau Echinocactus grusoni peut atteindre 1,20 m et il pousse du sud des USA au fon d de l'Amérique Latine. Il est très difficile de tailler dans sa peau épaisse et couverte d'épines. La meilleure méthode est d'en couper le haut et d'extraire des morceaux de l'intérieur pour les sucer, ou bien d'écrase r la pulpe à l'intérieur de la plante avant d'en exprimer le jus, qui varie d'insipide chez certains individus à amer chez d'autres. Un cactus- tonneau moyen d' un mètre donne environ 1 litre d'un jus laiteux : ceci est une exception à la règle d'éviter les plantes laiteuses.

Fruits

Le lait de coco contient beaucoup d'eau, mais celui des noix bien mûres est un puissant laxatif : en boire trop vous ferait perdre encore plus d'eau.

Les animaux

Les yeux des animaux contiennent de l'eau que l'on peut extraire en les suçant.

Tous les poissons contiennent un liquide potable. Les gros, en particulier, ont une réserve d'eau douce le long de la colonne vertébrale. Ouvrez le poisson et laissez- le à plat, retirez l'épine dorsale en prenant garde à ne pas répandre l'eau que vous allez boire.

Même si vous avez terriblement besoin d'eau, ne sucez pas les autres jus d'un poisson : riches en protéines, leur digestion exige beaucoup d'eau.

Les animaux du désert peuvent aussi être source d'eau . Lors des grandes sécheresses du Nord- Ouest de l'Australie, les aborigènes creusent les plaques d'argile séchée à la recherche de grenouilles qui s'enfouissent dans la boue pour rester au frais et survivre. L'eau qu'elles conti enn ent peut en être exprimée.

Glace ou neige fondue

A choisir, faites fondre de la glace, plus dense que la neige (neige qui contient beaucoup d'air à chauffer inutilement, avec des formes de cristaux plus durs à casser). En 2 fois moins de temps et d'énergie vous aurez autant d'eau.

Si on n'a que de la neige, commencer à en faire fondre une petite quantité, puis rajouter ensuite la neige en la jetant dans l'eau fondue pour commencer à faire fondre les cristaux.

Avec un gros paquet de neige dans le récipient, la couche inférieure fondra puis sera absorbée par le reste, laissant un vide en dessous qui fera brûler le pot.

Les couches de neige les plus profondes sont les plus granuleuses/compactes, et contiennent plus d'eau.

Condensation de vapeur d'eau

S'il n'y a pas d'eau, on peut faire condenser de l'eau avec divers moyens. Cette eau étant distillée, pas besoin de la filtrer ou de la purifier, mais elle aura les inconvénients de l'eau faiblement minéralisée vu plus haut. On pourra rajouter du sel pour la reminéraliser (mais pas trop).

On peut aussi relier 2 bouteilles à plat entre elles, une plus bas exposée au soleil, avec l'eau ou l'urine contaminée qui ne déborde pas du goulot, l'autre plus haut enterrée sous de la terre qu'on aura placée dessus pour être plus froide et condenser la vapeur d'eau issue de la première bouteille.

Récupérer l'eau de matières vivantes mortes mais fraîches

Poser de la matière hydratée (petit animal mort, branches d'abres, urine sur le sol) au fond d'un trou de quelques dizaines de centimètres de profondeur, poser un bol au milieu, étaler une bâche transparente dessus, mettre une petite pierre au dessus du bol pour qu'avec le soleil, la matière humide sous la bâche perde son eau par évaporation, la vapeur d'eau se condense sous la bâche puis en glissant le long de celle-ci tombe dans le bol.

Respiration des plantes

Un arbre peut pomper l'eau à 15 m de profondeur. Inutile de creuser à cette profondeur, on va laisser l'arbre pomper l'eau du sol pour nous.

Mettre un plastique autour d'une branche d'arbre vivante avec une pierre au fond, la respiration de l'arbre donne la vapeur d'eau qui se condense au fond de la bâche.

On peut faire la même chose carrément sur un petit arbuste en plantant un piquet au milieu et en tendant un plastique en forme de tipi autour, en prenant garde que le plastique fasse des rigoles vers des récipient sans toucher les feuilles. Si on n'a pas plusieurs récipient, creuser une fosse autour de l'arbuste, tapissée d'argile si le sol n'est pas étanche.

Filtrer l'eau

C'est la première chose quand on récupère de l'eau dans la nature, qui ne sorte pas directement de terre (quand elle vient de la terre, elle est censée avoir été filtrés dans la terre). Cette étape n'est pas suffisante, il faudra ensuite purifier l'eau (voir paragraphe suivant).

Le filtrage permet d'enlever les métaux lourds, les gros agents infectieux, les excréments et divers autres corps étranger.

Tamis de citerne

Le mieux est le principe de la citerne, qui fait tamis : galets, gravier, sable grossier, charbon actif, sable fin, tissu final pour filtrer les dernières particules. Les gros éléments sont filtrés en premier, puis de plus fins au fur et à mesure que l'eau pénètre dans le filtre. Ne pas prendre les premières eaux qui sortent de ce filtre (demi-tasse à plusieurs litres suivant la taille de ce filtre), histoire de bien le nettoyer.

Ce filtre est autonettoyant, dans le sens où les déchets qui s'accumulent vont être digérés par des micro-organismes qui vont s'installer là.

On peut s'en fabriquer un petit en coupant une bouteille aux 2/3 de sa hauteur, retourner la partie haute et l'enfoncer dans la partie basse, placer le tissu, le sable, le charbon de bois écrasé, le sable, le gravier, les petites roches (le tout en égale proportion).

Avec un chiffon

Un filtre de survie peut être obtenu en perçant en croix le bouchon plastique d'une bouteille, d'y faire passer un mouchoir, tee-shirt, etc. et de tirer dessus sur 20 cm pour augmenter la surface de filtration. On revisse le bouchon sur la bouteille contenant l'eau à filtrer puis laisser s'écouler lentement dans un autre récipient.

Avec de l'aubier

Prendre deux bouteilles en plastique. Tailler un bout de bois tendre (idéalement de l’aubier mais après, on fait avec ce qu’on trouve !) pour qu'il s’emboîte tout en faisant joint dans l’embout des bouteilles.

  1. Remplir la première bouteille d’eau souillée
  2. insérer à 50% le morceau de bois dans l’embout de cette bouteille
  3. emboîter l’autre bouteille (vide) sur les 50% du bout de bois restant.
  4. retourner l’ensemble (bouteille vide en dessous/bouteille pleine au dessus).
  5. faire un petit trou près du cul de la bouteille pleine d’eau souillée (pour éviter la dépression et permettre l’écoulement)
  6. faire un petit trou vers le haut de la bouteille à remplir (pour éviter la surpression).

Et voilà un chouette (mais lent, lent, lent) système de filtration pour obtenir de l’eau potable, l'eau passant à travers les pores et les fibres du bois. La filtration à travers le bois est de très bonne qualité.

Le système est réutilisable (en changeant régulièrement le bout de bois) et en bouchant avec son doigt le trou du bas (pour mise à l'air libre quand elle est retournée) lorsqu’on remplit la bouteille d’eau souillée.

Voir aussi les propriétés de l’aubier. Astuce sur les moutons enragés, par Gneu.

Puit proche d'un cours d'eau

On peut aussi creuser un petit puit de quelques centimètres de profondeur (jusqu'à ce que l'eau apparaisse) à 20 cm d'un cours d'eau, la terre entre le cours et ce puit fait un filtre primaire. Attention à ne pas le creuser sous des traces d'animaux.

Purifier l'eau

Après la filtration de l'eau, il peut rester des agents pathogènes de type viraux ou bactériens. On les rend inactifs par la purification.

La purification est une opération qui consiste à tuer tout ce qui est vivant dans l'eau, afin d'éliminer les risques de développer une maladie.

Dépasser 60 à 70°C

C'est la purification la plus simple, dépasser la température de 60°C (par ébullition de l'eau) en faisant bouillir une casserole de l'eau filtrée. A 5000 m d'altitude (ébullition dès 60°C) cela permet de tuer les bactéries pathogènes. Inutile de faire bouillir longtemps, quelques secondes suffisent.

Purification nanométrique

Certains filtres peuvent aussi purifier l'eau, quand ils ne laissent passer que les objets de deux nanomètres et moins.

Purification chimique

Toutefois la technique de purification la plus courante consiste à utiliser des produits chimiques, spécialement du chlore mais aussi de l'eau de javel.

Purification électrique

Il existe des procédés d'électrolyse ou de lampe à UV qui détruisent les pathogènes vivants.

Purification par les Ultra-Violets (UV)

Il existe des apareils qui émettent des UV ce qui tue les germes. A défaut, une bouteille transparente remplie d'eau et exposée 6 heures en plein soleil permet de tuer la plupart des germes. L'eau doit être assez claire pour laisser passer la lumière, ajouter une pincée de sel pour accélérer la dépose des sédiments au fond de la bouteille.

Transformer des eaux non potables

Eau polluées

Beaucoup meurent en essayant de boire des liquides toxiques mortels, comme le liquide de frein de leur véhicule. Alors que le liquide de refroidissement, bien que toxique à cause des adjuvants, n'est pas mortel. De l'eau de source dans un marigot boueux et pollué peut vous apporter la chiasse qui vous videra de vos dernières réserves d'eau corporelles. La filtrer et purifier avant.

Du moment que vous avez un liquide, c'est qu'il y a de l'eau dedans (ce n'est pas vrai tout le temps, par exemple le mercure pur est liquide), faire évaporer ce liquide puis le faire recondenser pour récupérer l'eau déminéralisée. Attention à vérifier que vous récupérez le liquide qui s'est évaporé à 100°C, pas en dessous (alcool) ou au-dessus (hydrocarbures).

Eau faiblement minéralisée

Peu de risques

Le risque est juste une saturation des cellules en eau, ce qui peut conduire à les exploser, mais ce risque est inexistant selon certains auteurs. Idéalement, il faut mettre une pincée de sel pour 4l d'eau distillée, pour être sûr.

Les risques sont les même que si on boit sans manger suffisamment, si on boit trop d'eau (6 à 8 l comme le préconisent certains régimes) par rapport à notre alimentation.

Les risques sont amplifiés si on boit de l'eau déminéralisée en faisant beaucoup de sport intense, ou si on fait un jeûn (l'eau déminéralisée ne peut se charger en minéraux organique provenant des aliments avant d'être absorbée).

Dans ces cas-là, il faut plusieurs semaines pour avoir un risque, et encore qui n'est pas avéré parce que partout dans le monde des personnes boivent de l'eau de pluie toute leur vie sans plus de problèmes que ça...

Eau de pluie, neige, de condensation, déminéralisée

On peut boire de l'eau de pluie ou de la neige ou de l'eau déminéralisée, avec les réserves vue au dessus. L'eau dans les régions granitique du centre de la France est peu minéralisée, au contraire des régions où l'eau se charge en calcaire et magnésium du sol (les os et coquilles des animaux morts des millions d'années avant).

Pour reminéraliser on peut saler l'eau, ou la consommer en soupe ou en infusion avec des végétaux pour restaurer une petite concentration minérale.

On peut couper l'eau de pluie avec un peu d'urine ou d'eau de mer (jusqu'à 33% pour l'expédition du Kon Tiki) si on n'a rien d'autre, c'est un pis aller pour économiser l'eau.

Neige

Pour la neige, un autre problème se pose, c'est la différence thermique (perte de chaleur corporelle, diarhées aigues). Il vaut mieux la faire fondre (même dans la bouche si on n'a rien d'autre) avant de l'avaler.

Reminéraliser de l'eau déminéralisée

Le bol d'eau déminéralisée ou de pluie devra être reminéralisé en rajoutant une pincée de sel (on ne doit pas sentir ou à peine le goût du sel), ou encore en coupant l'eau pure avec l'eau de mer ou l'urine (je dirais au pif 1 volume d'eau de mer pour 7 volumes d'eau douce, à voir au goût et à votre ressenti) afin d'avoir une eau équilibrée.

Eau fortement minéralisée

L'effet est inverse à celle de l'eau déminéralisée, c'est à dire que le corps va se déshydrater plus on va absorber de cette eau. C'est la mort rapide. Là encore, il est possible de couper avec de l'eau normale ou déminéralisée pour diminuer ces inconvénients, mais cela ne peut se faire sur de longues durées. Nous allons voir les différentes façons de s'en accomoder, la meilleure solution restant l'évaporation vue plus bas.

eau de mer

Manger les poissons que l'on arrive à pêcher (à l'aide de fils de pêche) et du plancton (très riche en vitamine C, recueilli au moyen d'un filet) fourni de l'eau douce au corps via la nourriture. L'eau extraite de poissons pressés (sauf certains poissons, comme les raies, dont le taux de salinité menacerait les reins).

Se baigner dans la mer combat la déshydratation (rafraichissement sans transpirer, absorption d'un peu d'eau par la peau).

La thèse Bombard

D'après certains, Il faut commencer tout de suite à boire de l'eau de mer (sans attendre les symptômes de déshydratation) si on voit qu'on est parti pour un moment sans eau, 0.5l pas jour maxi, et ne pas dépasser 7 jours.

D'après Alain Bombard, il faut boire de l'eau de mer en petites quantités afin de retarder la déshydratation. Cette thèse est contredite par Lindemann, qui l'a essayé lors de sa traversée en kayak et a failli en mourir. Aujourd'hui Bombard n'est plus suivi dans le monde.

urine

Il est possible de boire son urine, mais tout de suite pour éviter que l'exposition de l'urine à l'air libre précipite la production de nitrites nocives. L'urine est normalement exempte de bactéries (avec des reins en bon état, et pas d'infection généralisée). Par contre l'urine hors du corps peut servir de culture de bactérie si on la stocke à température ambiante.

Plus on est déshydratés, plus elle sera concentrée en toxines (urée) toxique pour le corps (c'est d'ailleurs pour ça qu'il l'évacue). Il est donc préférable de faire bouillir l'urine pour n'en récupérer que la vapeur d'eau qui s'en échappe, pour éviter de réabsorber ses propres déchets.

Obtenir de l'eau pure par évaporation (distillation)

Tout corps contient de l'eau généralement. Il est possible d'extraire cette eau en portant le corps à 100°C. Attention à vérifier que vous récupérez le liquide qui s'est évaporé à 100°C, pas en dessous (ex : alcool) ou au-dessus (ex : hydrocarbures). Vous obtenez de l'eau déminéralisée (comme l'eau de pluie), dont nous avons vu plus haut comment la reminéraliser avant de la boire (ex : en coupant avec de l'urine ou en ajoutant une pincée de sel).

On peut utiliser cette méthode à partir d'eau trop minéralisée, de cadavre d'animaux, de tas de végétaux humides (fraichement coupés ou trempés), de liquides souillés ou polluées, etc.

Pour générer de l'eau déminéralisée grâce au soleil, placer un grand bol d'eau de mer ou d'urine, un petit bol placé au centre, un plastique transparent, une petite masse au centre du plastique pour faire goutter l'eau de condensation au centre du petit bol, et le soleil (on peut supposer qu'avec des nuages il va plevoir) faire évaporer l'eau et la recondenser sur le plastique, récupérée ensuite dans le petit bol. Le plastique sera rafraichi sur l'extérieur avec de l'eau non potable (température inférieure au four sous le plastique + évaporation refroidissant le plastique).

à suivre...


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