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Nature Humaine
Survivalisme>Survivre dans la nature

Première version: 2014-10-27
Dernière version: 2017-11-02

Conseils pratiques pour survivre dans la nature

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Méthode Asopea - Régles de base de la survie

Plus que des techniques, la survie est une question de mentalité, de volonté de s'en sortir. Il vous faut savoir garder votre sang froid, analyser votre environnement, éviter de se fatiguer inutilement, bien peser toutes les conséquences de vos décisions.

Vous aurez du temps pour prendre certaines décisions, d'autres décisions seront des réflexes instinctifs ultra rapide.

Faites vous confiance, laissez parler votre intuition, vous avez tout en vous pour réussir et la providence vous assiste.

Les bases de la survie sont :

Il y a des priorités. Par exemple, on ne peut survivre plus de :

En savoir plus.

Les différents milieux

La survie aura quelques spécificités en fonction du milieu environnant.

Jungle

S'abriter de la pluie, du soleil et des insectes (les insectes piqueurs vecteurs de maladie sont le premier danger).

Bien marquer sa route dans la jungle épaisse.

Les égratignures s'infectent rapidement et dangereusement, et blessures en grand nombre ça provoque une infection généralisée. Sur les pieds humides en permanence, la peau s'arrache et laisse la chair à vif, autant d'entrée supplémentaire pour les champignons, bactéries et virus au développement ultra rapide dans ce milieu chaud et humide, et qui entretiennent l'empoisonnement du sang qui provoque les fièvres. S'inspecter tous les soirs pour les morsures ou piqures de parasites, désinfecter immédiatement une plaie et la protéger.

Construire son abri sur un monticule ou endroit élevé, découvert de préférence, loin des marécages et de ses moustiques. Le sol sera plus sec et un peu aéré.

Ne pas se mettre sous un grand arbre ou des branches mortes, en tombant elles pourraient nous blesser ou détruire l'abri.

Se protéger de la pluie avec un toit pentu, des pannes qui percent des tuiles d'écorces ou de feuilles, pointes vers le bas, toiture construite en partant du bas. Au sol, faire une tranchée d'évacuation/gouttière pour garder un sol sec.

Ne pas coucher sur le sol à cause des insectes à venins, toujours surélevé (hamac ou pilotis, toujours plus haut que le sommier pour soutenir la moustiquaire).

abri et hamac ou lit avec des feuilles de bananiers

Montagne

Altitude

En montagne, à plus de 3000 mètres, on peut être pris du mal aigu des montagnes (vomissements, mal de crâne, toux bizarre, faiblesse physique). Ca peut dégénérer en oedeme pulmonaire ou cérébral et tuer le malade en 24 heures. La seule solution est de redescendre (300 à 400 m suffisent en général). Ne jamais dormir à une altitude supérieure à celle de la nuit précédente si l'on ressent les symptômes.

On perds 2°C tous les 300 m d'altitude gagnés, il fait très vite froid en montagne.

La météo peut dégénérer rapidement et les nuits sont froides, avoir toujours un pull et coupe vent.

Froid

Le froid est aggravé par le vent et l'humidité, évitez les gelures en couvrant chaque partie du corps. Garder sa chaleur, rester au sec et à l'abri du vent.

Neige

Protéger ses yeux du rayonnement solaire sur la neige, qui provoque l'ophtalmie des neiges. Soit lunettes de glacier, soit une bande (en cuir ou en plastique opaque par exemple) avec une fente tracée au cutter pour voir à travers sans être ébloui.

Glaciers

Attention aux crevasses recouvertes d'une mince couche de neige.

Désert

Le manque d'eau est le principal danger.

Coup de chaud, crampe et épuisement par la chaleur.

En hiver, il peut geler la nuit.

Régions polaires

Voir les dangers de la montagne pour ce qui concerne le froid (principal danger), la neige et les glaciers.

Santé

Il faut prendre soin de son corps, l'écouter. Un bleu ou une ampoule mal guérie peuvent s'aggraver et provoquer la mort. Se reposer le plus souvent possible, bien dormir. La douleur est une information pour empêcher d'utiliser la partie du corps âbimée. Mais il y a des cas où il faut passer outre cette douleur, quitte à sacrifier la partie âbimée pour sauver tout le corps. Certaines personnes souffrant de multiples fractures ont pu ramper sur de très longues distances pour rejoindre les lieux habités, alors qu'elles seraient mortes en attendant les secours.

Hémorragie

En cas de blessure, la mousse peut servir de bandage pour arrêter le saignement. Elle est facile à trouver, notamment à proximité des rivières. On peut la maintenir avec une bande coton.

Garrot

Il est à éviter, mais si on ne peut faire autrement, il faut penser à le relâcher toutes les 20 minutes pour que le sang dans le membre malade ne se nécrose pas et ne bouche les artères lors du relâchement du garrot.

Désinfection des plaies

Désinfecter rapidement toute égratignure de la peau, surtout au milieu chaud et humide, dans les marécages, etc. En l'absence d'alcool ou désinfectant (qui abîment un peu les tissus et retardent la cicatrisation), laver abondamment à l'eau claire pour enlever les germes qui sont rentrés dans la blessure, ou à défaut à l'urine qui sauf infection grave est stérile quand elle sort du corps.

Articulation foulée

Une bande permet de maintenir l'articulation foulée, de diminuer ses amplitudes.

Piqure venimeuse

Si la personne est allergique, essayer d'enlever le venin. Certaines études disent que ça ne sert à rien, d'autres disent que oui, je préfère pour ma part enlever au maximum les trucs toxiques du corps.

Pour aspirer le venin, vous avez la seringue aspi-venin, ou sinon de faire immédiatement un garrot entre la morsure et le coeur, demander à la victime de se calmer, puis de couper la peau horizontalement au dessus (côté coeur) de chaque perforation (1cm sur 0.5 cm de profond) puis d'aspirer pendant 5 minutes (attention à ne pas faire entrer en contact avec les muqueuses de la bouche, recracher à chaque fois). Il faut que le sang de la personne ne soit pas infectée par d'autres maladies, d'où l'utilité de l'aspi-venin ou que la personne soit assez souple pour se le faire elle-même.

Chaleur

Coup de chaud

Visage rouge, arrêt de la transpiration, peau chaude et sèche, nausées, maux de tête, pouls rapide et fort, évanouissement.

Refroidir le malade. L'étendre à l'ombre, imbiber ses vêtements d'eau (si vous n'en manquez pas!) et le ventiler. Sans ombre, creuser dans le sol et mettre un par soleil tout en laissant la circulation de l'air.

Ne pas donner d'alcool, de café ou de thé.

Epuisement de chaleur

Précédé généralement de crampes des jambes ou du ventre. Mettre au repos à l'ombre.

L'épuisement fait suite à trop de transpiration, trop d'exposition au soleil. La victime est rouge, puis pâle, transpire abondamment, à la peau moite et froide. Délire ou inconscience.

Comme pour le coup de chaud mettre la victime à l'ombre.

Gelures

Raideur, coloration blanche et grisâtre de la peau, perte de la sensibilité.

En cas de pieds gelés (on ne sent plus ses orteils) on peut marcher quelques heures pour rejoindre un camp de base.

Ne pas flageller ou frotter, ce qui continuerait d'abimer la peau déjà bien attaquée.

Toute sensation de piqure lors de l'exposition du membre gelé à la chaleur signifie que le réchauffement est trop rapide.

Dégelez le visage ou les oreilles avec des mains chaudes. Mettre les mains sous les aisselles pour les dégeler. Réchauffer les pieds en les tenant entre 2 mains.

Il est possible de dégeler en trempant le membre une nuit dans une eau à 28°C. rétablir la circulation sanguine. Maintenir les pieds gelés, autant que possible, en hauteur (caillots pouvant remonter, afflux de sang chaud trop rapide). Ne pas leur faire dépasser la température du corps. Porter les mains et bras gelés en écharpe.

S'abriter

C'est le principal réflexe à avoir, pour s'isoler :

Faire des noeuds

Pour faire un abri de fortune, on a souvent à utiliser des cordes (de la paracorde en général, solide, compacte, légère, très résistante à l'abrasion et l'usure) et donc des noeuds. Il y a quelques noeuds à connapitre en fonction de ce que l'on veut faire.

En savoir plus.

Se protéger du froid

Besoins physiologiques

Le froid est amplifié par l'humidité (vêtements humides de pluie, transpiration) et le vent, qui augmentent les déperditions de chaleur du corps (humidité via la conduction thermique, vent via la convection thermique). Le corps humain, naturellement à 37,2°C, entre en hypotermie à 35°C, et c'est la mort en dessous de 32°C.

Exposé au froid, la chaleur se condense dans les zones vitales : tête, cou, thorax, les membres gèlent en premier.

Vêtements

On peut mourir d'hypothermie avec une température extérieur de 10°C. Il faut donc couvrir (même avec un vêtement minimaliste) les zones du corps fortement vascularisée, dans l'ordre d'importance : tête, cou, thorax.

Un bonnet, un tour de coup, une polaire et, pour couper du vent et de la pluie, une couverture de survie ou un poncho, devraient toujours se trouver à portée.

Il faut protéger toutes les parties de peau, y compris le visage. Un petit trou dans la jambe de pantalon c'est la gelure à la fin de journée, la gangrène puis l'amputation de la jambe.

La technique de la tortue

Si on doit passer une nuit froide, s'isoler du sol en s'asseyant sur son sac, le poncho mis fait une tente autour de nous, un peu d'aération en haut pour qu'il n'y ai pas trop de condensation, et une bougie pour chauffer l'intérieur tant qu'on ne dort pas (sinon l'incendie du poncho est certaine).

S'isoler

Pour dormir, il faut s'isoler du sol qui est un bon conducteur thermique et qui est froid. Branchages, des feuilles, herbes, brindilles et tout ce que vous pouvez trouver de sec autour de vous.

Cette technique d'isolation marche aussi en journée dans vos vêtements. C'est la couche d'air qui isole.

Rester au sec

L'humidité amplifie le froid.

Lors des gros efforts, enlevez des couches de vêtements pour ne pas transpirer, puis bien les remettre lorsque vous vous arrêtez.

Ne pas laisser la neige sur ses chaussures, conserver ses extrémités au sec.

Dormir

Le soir, retirez vos vêtements mouillés et emmitouflez-vous autant que possible. Ne restez pas à même le sol (voir s'isoler au dessus).

Pour rester au chaud, vous avez plusieurs solutions. Chauffez des pierres puis enterrez-les dans le sol, sous votre lit de fortune. Mais cette technique peut être longue à mettre en place et même inefficace, si vous n'avez pas l'habitude de la pratiquer. Plus simplement, placez derrière vous un objet qui puisse renvoyer la chaleur du feu, comme une bûche, un rocher ou votre couverture de survie. Mettez-vous entre le feu et cet objet, de manière à réchauffer tout votre corps.

S'enterrer

Le sol garde une chaleur relativement constante, on peut creuser un trou et s'enterrer dedans en plaçant des feuillages, terre, etc. dessus. On peut aussi creuser un trou dans la neige pour profiter d'une température supérieure à 0°C.

Grottes

Les grottes gardent une température de 10 à 14°C constante, par contre en tant que bon abri elles sont rarement inoccupées. Vérifier qu'il n'y ai pas de gros prédateurs, de serpents ou scorpions sous les pierres.

Le hamac

Dans les conditions chaudes-tempérées et très pluvieuses qui vont suivre Nibiru en France, le hamac utilisé actuellement par les peuplades de forêts tropicales sera le plus indiqué, que ce soit pour sa légèreté ou compacité dans le sac à dos, que pour la protection offerte contre un sol boueux, les parasites ou les prédateurs qui risquent de pulluler sur le sol.

En savoir plus.

Faire du feu

Le faire alors qu'il fait jour, ne pas attendre la nuit et la panique.

Toujours à l'air libre

Ca va mieux en le disant, la combustion émet des fumées toxiques qui endorment puis tuent. En 2009, les seuls morts français de la tempête Klaus étaient pour la plupart dus aux émissions de CO du groupe électrogène dans un endroit confiné, qui a envahi toute la maison et tué les habitants dans leur sommeil (de toute façon ce gaz est inodore), c'est la même chose pour un feu. Le faire dehors, sinon prévoir une cheminée d'évacuation avec un bon tirage.

L'amadou

Prendre de l'amadou (ou langue de boeuf, un champignon semi circulaire assez épais qui pousse sur les chênes, les hêtres, etc. assez vieux), couper en tranches fines (sections verticales du champignon vu sur l'arbre) de 1 à 2 mm d'épais (attention les doigts quand on force, mieux vaut qu'il soit frais pour ça, sinon il est très dur il faut le faire bouillir pour l'attendrir).

Prendre la partie supérieure cotoneuse, juste en dessous du "bois" supérieur (l'amadou est doux au toucher, 4 fois plus fin que le coton).

La partie inférieure dure du champignon peut servir pour frotter et faire la chaleur, ou encore transporter les braises.

Une fois l'amadou récupéré, faire sécher pour démarrer le feu. On peut aussi récupérer le pollen du roseau à massette (entre mars et avril, la massette est toute cotoneuse, récupérer le coton et le faire sécher).

Il est possible d'augmenter la combustibilité de l'amadou ou du coton en le faisant bouillir dans une solution de salpêtre (nitrate de potassium). On peut acheter cette solution sur internet, ou la récupérer des vieux murs humides ou dans les grottes. La solution contient 2 grosses cuillères à soupe de salpètre (plus on mets du salpêtre plus ça brûle vite par la suite) pour 2 litres d'eau. Mettre les tranches d'amadou ou de coton de massette, puis laisser bouillir une demie heure. Faire sécher au soleil un jour ou 2.

On peut aussi carboniser partiellement l'amadou (dans une boîte métallique dont le couvercle est percé) pour renforcer son pouvoir inflammable.

L'amadou peut être remplacé par du coton, ou mieux des boules de coton et de la vaseline. En imbibant votre coton de vaseline, vous créez une matière hautement inflammable, qui brûle doucement et longtemps. C'est l'idéal pour démarrer un feu ou allumer une torche.

Etincelle

Pierres dures + fer ou marcassite

Attention aux éclats de silex dans les yeux.

On sait depuis 1985 que frotter 2 silex ensembles n'est pas suffisant, l'étincelle générée est trop froide.

De quoi faire une étincelle (silex + acier fortement trempé). C'est la solution la plus rapide pour allumer un feu.

Le silex peut être remplacer par du quartz (en silice aussi, mais moins tranchant). Le but est d'arracher des morceaux de fer incandescent qui vont enflammer l'amadou.

Le fer peut être remplacé par la marcassite, pierre utilisée depuis la nuit des temps. La marcassite est un minerais de fer sulfuré, pouvant être trouvé dans les carrières d'argile (fossiles possibles à l'intérieur), de couleur rouille. Le sulfate se regroupe sur les bords, donnant la couleur blanche, ce qui explique la disparition progressive de ces pierres.

Magnésium

Le briquet firesteel (une barre d'acier, un couteau ou une lame de scie, frotté contre une barre d'alliage de magnésium) est intéressante car même mouillée elle permet d'allumer un feu. On en fait des copeaux, puis en frottant d'un coup sur du métal dur les copeaux s'enflamment. Sans fire steel, le magnésium peut être trouvé dans les jantes de moto, les carter moteur, etc.

Le firesteel est constitué du même alliage que les pierres à briquet, qui sont frottés contre une molette d'acier strié et perdent de la matière à chaque frottement (la pierre à briquet tenant le rôle de la marcassite, la molette celle du silex). Je reprends la définition de wikipédia, pas dit que ça serve à grand chose en survie!
La pierre à briquet ou ferrocérium1 est un alliage métallique artificiel composé de 30 % de fer pour 70 % de mischmétal (45 à 50 % de cérium, 25 % de lanthane, 15 à 20 % de néodyme et 5 % de praséodyme). Il génère une gerbe d'étincelles (pyrophoricité) lorsqu'il est frotté contre une surface rugueuse et suffisamment dure, comme de l'acier strié. C'est un alliage constitué de mischmétal, trop mou pour donner de bonnes étincelles, il est allié à du fer et du magnésium qui forment du ferrocérium plus dur et aussi beaucoup moins réactif à la corrosion que l'alliage de lanthanides purs.

Loupe solaire

Si vous avez suffisamment de matière pour commencer le feu (de l'herbe sèche, des plumes, des petits copeaux de bois...), enflammez-la en faisant traverser les rayons du soleil par un morceau de verre. Ce peut être une loupe, le verre de vos lunettes, un morceau de verre cassé, le verre de votre montre ou de votre boussole, ou n'importe quel objet qui pourrait intensifier les rayons du soleil.

Cette méthode, qui nécessite une certaine patience et d'être faite en plein jour, est néanmoins plus efficace que la friction.

Friction

Prendre 2 planches avec trou, un baton de noisetier au milieu, un archet avec une corde 2 fois trop longue qu'on enroule une fois autour du noisetier pour le faire glisser sans se faire d'ampoules à la main).

Chaleur diverse

Le but de l'allumage du feu est de faire de la chaleur suffisante pour enflammer le carburant.

Soit le carburant est très inflammable (comme le mélange air-essence ou la poudre à canon) et à ce moment là la quantité de chaleur est faible (étincelle électrique par piezzo pour le gaz, par bobine ou condensateur pour la bougie d'allumage moteur, l'inertie d'un ressort pour un fusil, la gachette venant frapper le fond de la balle et donnant un peu de chaleur lors du choc).

Soit l'étincelle est très forte, comme les nodules de magnésium qui sont incandescent longtemps. A vous d'imaginer en fonction de vos observations ce qui vous paraîtra le mieux à l'avenir!

Transport d'un feu existant

Si le démarrage d'un feu vous est galère, on enterre des charbons ardent sous les cendres, les charbons restant chaud pendant 1 à 2 jours et redémarrent quand on souffle dessus. On peut les transporter dans l'argile, etc.

Faire chauffer

Faire bouillir de l'eau pour la rendre potable par exemple. Il vous faut des récipients pour contenir les aliments.

Le principe d'un bon feu est le suivant : une alimentation en air par en dessous du foyer, et une alimentation en air au dessus des flammes pour provoquer une combustion des fumées, juste là où on veut récupérer le max de chaleur (la première combustion est incomplète, c'est pourquoi les Rockets Stove ont des trous supplémentaires avant l'arrivée sur la casserole, ou que les poele à économie d'énergie ont une entrée d'air au dessus de la porte de remplissage du bois).

Réchaud à brindilles

Il existe des petits réchauds constitués de tôles inox plates à assembler, reprenant le principe du rocket stove. En mettant des brindilles sèches dedans, il est possible de faire bouillir une tasse d'eau sans générer de fumée visible ou consommer trop de combustible.

Le réchaud des tranchées

Mettez dans un récipient (une casserole en fer blanc solide par exemple) 160 grammes d'alcool à brûler et jetez dedans 30 grammes de savon ordinaire que vous aurez avant râpé ou coupé en légers copeaux.

Placez ce récipient dans un autre, plus grand, contenant de l'eau bouillante et faites ainsi chauffer l'alcool au bain-marie, sur le feu, pour obtenir la dissolution du savon. (Evitez de faire bouillir l'alcool. pour empêcher son évaporation).

Quand le savon est fondu, ce qui a lieu presque tout de suite, versez ce mélange alcool-savon dans une boîte moyenne en fer blanc haute de trois doigts environ et munie d'un couvercle. Laisser refroidir. Cinq minutes après l'alcool est solidifié et la boîte peut être mise dans la poche.

Pour s'en servir le soldat n'aura qu'à présenter au-dessus de la boîte ouverte une allumette. L'alcool solidifié s'enflammera alors, lui permettant de chauffer ce dont il a besoin.

Pour éteindre, il n'aura qu'à remettre le couvercle sur la boîte. Quelques minutes après l'alcool s'est de nouveau solidifié. Il pourra ainsi avec ce même réchaud, fait avec les proportions indiquées plus haut, chauffer plus de cinquante tasses de café. Ce réchaud revient à vingt-cinq centimes !.

Pour en confectionner un plus grand, doublez les proportions indiquées qui sont environ une partie de savon pour huit parties d'alcool à brûler. On peut faire des recharges pour le réchaud en coulant la dissolution chaude, alcool-savon dans de grandes boîtes en fer blanc (boîtes de cacao, par exemple). On regarnira ainsi, le réchaud quand il sera vide

Boire

Dans les 50 ans qui vont suivre le premier passage, la question de savoir où trouver de l'eau ne sera pas un problème. Par contre, en trouver une non polluée, comment la dépolluer, sera un vrai problème, surtout les premiers temps avec les retombées radioactives ou de cendres de volcans, les désastres industriels disséminant les métaux lourds de partout.

Réduire la déshydratation

Rester à l'ombre, se reposer, respirer par le nez, ne pas manger, pisser sur ses vêtements s'il fait très chaud.

Besoins physiologiques

Sans effort, on peut tenir 9 jours sans boire. Mais en forçant, on peut avoir de gros problèmes au bout de 3 jours. En temps normal, il faut en moyenne 1,5 l d'eau par jour (les infusions comme le thé et le café, les jus de fruits ne doivent pas être pris en compte dans cette quantité).

Il faut boire toutes les demies heures, même si c'est une petite gorgée. Si on part pour plusieurs jours sans beaucoup d'eau, ne rien boire le premier jour pour faire entrer le corps en résistance hydrique,et boire son urine tant qu'elle est claire. S'assurer que le corps ne consomme pas trop d'eau (respirer par le nez, s'isoler de la chaleur, éviter de transpirer).

Rendre l'eau potable

Filtrer pour enlever les métaux lourds et saletés, purifier pour enlever les germes pathogènes.

Si vous connaissez une bonne source qui sort d'un bon trajet sous terre, pas calcaire donc assez bien filtrée, il est théoriquement possible de la boire telle quelle, bien que la faire bouillir peut ne pas faire de mal.

Un filtre Berkey par exemple sera une bonne idée, stocker des bouteilles aussi.

Si vous ne l'avez pas fait, pas de panique :

Filtrage

Vous coupez en 2 une bouteille en plastique, vous mettez le goulot vers le bas, un mouchoir au fond, une couche de charbon de bois, du sable, du gravier, en laissant la dernière partie supérieure libre. Vous versez par le dessus de cet entonnoire l'eau à filtrer, vous posez l'entonnoir sur le fond de la bouteille coupée et au bout de plusieurs heures vous avez une eau filtrée, mais pas encore buvable car pas purifiée.

Purification

Le plus simple est de faire bouillir l'eau 5 minutes, histoire d'enlever toutes les mauvaises bactéries.

Minéralisation de l'eau

L'eau de pluie ne pose pas trop de problème du moment qu'on est bien nourri. Sur la durée, préférer y rajouter une pincée de sels ou de pierre calcaire pour les minéraux.

L'eau de mer ou l'urine ne sont pas potables, les diluer au pire avec 2/3 d'eau de pluie.

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Manger

On peut tenir 2 mois sans manger, donc ne pas se précipiter à manger n'importe quoi qui au pire nous tuerai, au mieux nous ferais vomir ou avoir la diarrhée et perdre toute notre énergie-eau. La digestion consommant beaucoup, toujours s'assurer d'être convenablement hydraté avant de manger.

En dernier recours, ne pas oublier le prânisme, qu'on peut se nourrir de l'énergie universelle en demandant aux cellules de son corps de passer dans ce mode de nourriture.

Le changement d'alimentation

Le changement d'alimentation (nourriture industrielle non énergétique qu'il faut manger en grande quantité pour avoir peu de nutriments remplacée par des plantes sauvages ou insectes et vers de terre très nutritifs mais en faible quantité) va bouleverser votre intestin : au départ, il ne faudra pas se formaliser avec les diarrhées qui seront nombreuses. Malheureusement, on ne pourra pas faire la différence entre une "courante" du à une maladie (eau souillée etc...) et l'effet normal du changement alimentaire. Si vous voulez emmener utile, pensez à mettre dans vos sacs des médicaments pour stopper les diarrhrées qui épuisent l'organisme et le déshydrate.

Economie d'énergie du corps

Economiser les dépenses énergétiques du corps permet de diminuer la nourriture nécessaire.

Notre corps dépense 70% de l'énergie dans l'estomac lors de la phase de digestion. Il faut donc bien mâcher et saliver (manger doucement) pour diminuer cette dépense.

Le cerveau peut consommer 70% de notre énergie lors des phases créatives. La méditation peut aider à ne se concentrer que sur l'essentiel.

Par temps froid, les plus grandes dépenses énergétiques sont provoquées par le chauffage du corps. Les plus grosses pertes thermiques se produisent au niveau de la tête et du torax (l'endroit du corps primordial qu'il faut tenir chaud absolument), puis les gros échangeurs de chaleur que sont les mains et les pieds. Ce sont ces parties à couvrir en priorité pour éviter de dépenser inutilement de l'énergie.

Si l'on prends l'habitude de ne pas manger à sa faim (sortir de table avant d'être rassasié) le corps passe en mode économie d'énergie (les mitochondries des cellules brûlent l'énergie différement, générant moins de radicaux libres et au final usant moins le corps).

Grignoter en permanence

Dans la nature, on mange tout ce qu'on peut trouver. Il faut manger régulièrement en petites quantité, tout comme on boit toutes les demi-heures.

Suivre la piste d'animaux

Suivre quelques centaines de mètres une piste d'animal (pas trop loin pour ne pas perdre sa route) peut nous amener sur un animal ou sur de la nourriture ou de l'eau.

Faire cuire la nourriture

La plupart des animaux sont porteurs de parasites néfastes pour nous. Les végétaux contiennent des molécules qui demandent de l'énergie pour être assimilées.

Le mieux est de cuire tout aliment que l'on ingère (tue les parasites vivants, aide aussi à digérer).

Comme les aliments sont plus digestes, on dépense moins d'énergie pour digérer, il y a au final besoin de moins d'aliments.

Pour une cuisson sans feu : Pour cuire la viande sans feu, il est possible de couper la chair en petit lambeau qu'il faudra par la suite étendre sur une cordelette comme un collier, et la laisser au soleil pendant a peu près quatre heures.

Avec le feu : griller sur des pierres chaudes, des braises ou faire bouillir.

Manger des plantes sauvages

75% des plantes sont toxiques pour les humains. Il vous faudra connaitre les principales plantes comestibles qu'on trouve partout en France (ortie, pissenlit, glands, massette, mauve, plantain, violettes) de même que les fruits (mûres, cinorhodon, aubépine) et avoir avec vous un bouquin pour reconnaitre ces plantes, éviter les plantes soeurs qui leurs ressemblent comme 2 gouttes mais peuvent êtres toxiques.

Pour ne pas se planter, il vous faudra connaître à l'avance les plantes de bases de la région où vous comptez survivre, et garder dans votre sac un guide des plantes comestibles.

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Manger des animaux

En cas de survie en environnement hostile et inconnu, on ne sait pas reconnaitre toutes les plantes bonnes à manger, le corps humain n'est pas prévu pour digérer tous les végétaux, et échapper aux multiples dangers d'une civilisation décadente ne nous laissera pas le temps de passer 75% du temps à chercher et manger de la nourriture végétale. Sans compter que l'homme n'est pas fait pour ne pas manger de temps à autre de la viande. Même si pour des raisons idéologiques cela vous embête, vous ne pourrez pas vous permettre d'être végétarien. Il faudra manger des animaux qui eux, savent où trouver leur subsistance. Si on peut se poser quelque part, des poules et des lapins permettent de bien s'en sortir question alimentaire.

Les insectes seront une bonne nourriture à redécouvrir.

Elever des animaux évite de les chasser mais oblige à travailler pour les entretenir, sans compter qu'on n'est plus mobile. Chasser est plus aléatoire et peut demander plus d'énergie que l'élevage, sans compter que dans les saisons difficiles les animaux sont plus rares à trouver. Par contre tuer des sangliers qui sont actuellement en surpopulation restera plus rentable que leur élevage.

Il faut savoir que très vite les gros gibiers vont disparaître, surchassés par des survivants qui ne savent pas se nourrir peu de plantes sauvages. Ce seront ensuite le petit gibier comme le lapin qui va se faire rare, même les rats en ville verront leurs population diminuer.

En cas de nucléaire, pour récupérer de la nourriture sur un animal fraîchement tué, il ne faut pas consommer, les viscères, la tête, la peau, et toutes les parties directement au contact des os.

Le cannibalisme sera à éviter pour des raisons spirituelles et de confiance dans la communauté. Mieux vaut mourir que flinguer son karma pour plusieurs vies, sachant qu'il est possible en dernier recours de ne pas manger pendant très très longtemps.

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Le bouillon

Le principe du bouillon est simple et particulièrement économique, puisqu'il peut être réalisé avec des restes : quelques os, cartilages, articulations, pattes ou arrêtes, des légumes ou des chutes (tiges, feuilles, fanes, cosses...), des épices et aromates, et une base acide (vinaigre, citron, ou vin blanc), afin d'extraire le maximum de minéraux des carcasses. Le tout revient dans de l'eau claire frémissante pendant de longues heures. On obtient un liquide très dense et énergétique, avec du calcium et magnésium très assimilable.

Conservation

La meilleure conservation est la congélation, puis ensuite la fermentation acido-lactique (le principe du saucisson), puis la confiture pour les fruits, le séchage, puis le fumage.

La méthode de conservation dépend du climat ou de l'hygrométrie (teneur de l'air en eau) : dans les pays froid, où l'hiver est rigoureux et la conservation nécessaire pour les animaux qui n'hibernent pas, l'hygrométrie est faible et les aliments exposés au soleil sèchent très vite. Dans un milieu tropical avec une hygrométrie de 100 %, le séchage naturel est quasi impossible, il faut fumer. Par contre, comme les hivers sont peu rigoureux, la question de la conservation se pose moins!

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Outils

L'homme est considéré comme intelligent de par sa capacité à concevoir, créer et manipuler des outils. Pour la conception, c'est dans le cerveau que ça se passe, mais les 2 autres points (créer et utiliser) nécessitent des outils.

Couteau

Considéré par beaucoup de survivalistes comme la principale chose à emmener en survie. Le couteau doit être solide, avec une lame suffisamment grande pour être multiusage :

Comme on ne peut pas emporter 50 outils, il devra remplacer plusieurs outils, même s'il s'avère moins performant dans un usage particulier qu'un outil dédié (abattre un arbre sera toujours plus facile avec une tronçonneuse...).

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Fabriquer des récipients

De l'argile mouillé, formé en vase, assiette, etc. Puis passé au feu plusieurs heures (faire un four pour augmenter la température). On a une belle céramique.

De l'écorce de bouleau, découper une bande sur l'arbre, la manipuler précautionneusement pour l'arracher du tronc, la tremper dans l'eau, la passer un peu au dessus d'un feu, faire une pince en coupant sur la longueur un bout de tige, replier le rectangle d'écorce de bouleau pour en faire un cône, la pince maintenant la forme. En mettant une deuxième pince en face de l'autre on fait un récipient cylindrique. 2 grosse branches au dessus du feu, les pinces s'appuyant sur ces branches, de l'eau dans le récipient. Tant qu'il y auara de l'eau même bouillante dans le récipient (température limitée à 100°C) l'écorce de bouleau ne brûlera pas.

Mesurer le temps

Tendre son bras vers le soleil couchant, placer des doigts (pas le pouce) entre le soleil et l'horizons. Il y a 15 minutes de soleil restant par doigt. Par exemple, si on peut mettre 4 doigts, il reste une heure de soleil restant (à peu près). Attention, plus on s'approche de l'équateur et plus le soleil se couche rapidement.

Les produits d'hygiène

Bonne nouvelle, pas de gel douche, shampooings ou dentifrice à prévoir !

La peau est recouverte de cellules de notre corps, qui sont décrites par la science comme un ensemble de virus-bactéries-champignons qui vivent en symbios à la surface de notre corps et nous protègent des agressions extérieures. Appliquer un toxique chimique comme du savon détruit en partie cet équilibre, ce qui peut mener a des eczemas, et autres problèmes de peaux, sans parler des odeurs de transpiration, des pellicules dans les cheveux, des boutons et points noirs, des caries, etc. Je ne parle pas des produits techniques qu'on s'applique et qui provoquent des cancers, des fatigues chroniques ou des enfants autistes...

La solution ? Laisser faire son corps, se laver à l'eau uniquement les premiers temps, on s'apercevra vite qu'au bout d'un mois, avec le rééquilibre de la flore, il n'y a plus d'odeurs après avoir transpiré, et qu'un lavage à sec (en se frottant avec un serviette) suffit largement. Idem pour les cheveux, ou un brossage régulier réparti le sébum (la sécrétion qui rends les cheveux gras), et au pire un lavage à l'eau une fois par semaine pour les cheveux longs. Pour les dents, un brossage comme d'habitude (pour enlever la couche de gluten qui emprisonne le sucre dessous) mais sans dentifrice qui détruirait la flore qui protège l'émail. Pour les points noirs, frotter avec une serviette pour nettoyer la surface des pores et leur permettre d'évacuer le bouchon de surface.

Le savon (de la lessive) ne sert donc que pour se laver les mains si on a du cambouis dessus, et encore, car frotter avec de la terre (qui elle ensuite part à l'eau) peut enlever la plupart des produits.

Il est important de vérifier régulièrement les parasites qui pourraient nous embêter (poux, puces, vermine, gale, sangsue, etc.). Et de changer tous les jours de sous-vêtements.

Brossage des dents

Une brosse à dent peut être réalisée en coupant une branche verte souple de moins de 10 mm de diamètre, en coupant dans le sens de la fibre du bois des "poils" sur 5 mm, afin de recréer une brosse à dent. Le but est d'enlever les résidus de nouriture formant la plaque dentaire.

Papier toilette

Cet accessoire est mine de rien indispensable à une bonne hygiène et à la contention des maladies infectieuses.

Le but est d'enlever les traces de merdes de l'anus, et si possible de désinfecter un peu tout ça.

Le PQ que l'on utilise ne date que de 1850.

Au cours de l'histoire, les hommes ont utilisés des cailloux, des coquillages vides. 3 à 4 glalets suffisent

Des bâtons plats pour dégrossir puis le fignolage avec des feuilles, du foin ou de la terre sèche.

Les feuilles de marronniers sont pratiques. Le rumex (oseille sauvage) fut aussi longtemps appréciée.

Les doigts mais qu'il faut bien se laver derrière.

Des poireaux sur la tranche, de la laine, de l'étoupe (filasse de chanvre ou de lin), du coton.

Des morceaux de tissus qu'il faut nettoyer derrière.

Les muslmans utilisent la main gauche (la droite servant à manger) et un tuyau d'eau pour se nettoyer l'anus, le lavage étant une méthode très hygiénique qui évite de nombreuses maladies de l'anus (le papier toilette mouillé est très bien aussi).

Lessive à partir de la cendre

Prendre de la cendre de bois, pas celle du charbon. Cette cendre doit rester sèche entre le moment où elle est retirée du foyer et le moment où on l'utilisera (ne pas l'exposée à la pluie). Sinon, les sels minéraux nécessaires seraient enlevés en partie.

Tamiser pour enlever les gros morceaux (clous) ou les charbons incompletement brulés (peuvent servir à faire redémarrer un autre feu), sinon ça salirait le linge en noir.

Faire chauffer de l'eau et mettre dans un récipient 2 volumes d'eau chaude pour un volume de cendre. Bien remuer/touiller, puis laisser reposer 24h en remuant de temps en temps (sauf les 4 dernières heures).

L'eau chaude permet d'accélérer la macération (1 jour avec de l'eau chaude, 2 à 3 jours avec de l'eau froide).

L'eau ne doit pas trop être calcaire, prendre de l'eau de pluie de préférence.

On pourrait mettre le même volume d'eau que de cendre, mais la lessive est alors très concentrée, avant utilisation il faudrait rajouter de l'eau (ça peut être pratique pour le transport).

Le récipient doit de préférence être en plastique, car la solution est très basique (PH élevé) donc corrosive.

La cendre s'est déposée au fond, c'est pourquoi il ne faut plus remuer les 4 dernières heures.

Au dessus, l'eau est colorée en jaune, elle est visqueuse, c'est notre lessive. La récupérer avec une louche ou une tasse en essayant de ne pas remuer le fond. Verser le liquide dans un récipient vide, comme un flacon plastique de lessive liquide.

Il est possible de filtrer avec un tissu au-dessus du récipient recevant la lessive, ça peut être plus rapide qu'à la louche et évite les particules de cendres restantes.

La cendre restant au fond sera désactivée et pourra être versée au pied des arbres et arbustes, pas du potager.

A utiliser comme une lessive classique du commerce, dans les mêmes dosages. Pour les tâches résistantes, verser avant lavage de la lessive dessus.

Savon à partir de lessive

La lessive décrite ci-dessus, permet d'avoir une solution basique (PH) qui est du carbonate de potassium K2CO3 à partir de la potasse KOH (hydroxyde de potassium) présente dans le bois. On aurait pu prendre de l'hydroxyde de sodium NaOH.

Pour avoir du savon, il suffit de rajouter des lipides (graisse ou huile). C'est la saponification.

Donc, si je reprends, il faut faire de la lessive comme précédemment, sauf qu'on mettra 3 volumes d'eau pour un volume de cendre.

Dans un pot en verre, mélanger 500 ml de lessive avec une cuillère à soupe d'huile végétale (huile d'olive la meilleure). Un nuage blanc se forme alors (plus ou moins rapidement). Si l'huile remonte direct à la surface, c'est bon aussi. Une huile plus vieille réagit plus vite mais sent le rance, plus jeune elle réagira moins vite, la saponification dure plus longtemps.

Fermer le pot, bien le secouer/mélanger et le placer au dessus d'un point chaud (environ 40°C, comme un radiateur). Le remuer tous les jours et au bout de 5 à 7 jours le savon est prêt (il n'y a plus de gras sur le bord après l'avoir mélangé). Le résidu est de la glycérine.

On peut mettre du vinaigre pour adoucir le PH de ce savon liquide (pour le corps ou la vaisselle, mettre moitié vinaigre moitié savon).

Comme ce savon n'a pas de conservateur, il faudra le stocker au froid et le refaire régulièrement.

Si on n'a pas de vinaigre, on peut laisser le savon liquide s'évaporer plusieurs mois, on obtient du savon noir. Il est assez caustique, on peut l'adoucir en le mélangeant à de l'argile jusqu'à obtenir une boule dure, qu'on peut utiliser, après l'avoir réhydrater en le passant sous l'eau (comme on le fait avec un savon classique), pour se laver les mains, la vaisselle, les meubles, le linge après l'avoir refait dissoudre dans l'eau pendant une nuit), etc. et qui est plus facilement transportable que du savon liquide.

Savon antiseptique

Il peut être intéressant de rajouter au savon ci-dessus, qui permet de laver et de dissoudre les graisses plus facilement, une propriété antiseptique pour débarasser des bactéries pathogènes (mais aussi des bactéries protectrices de la peau, d'ou l'intérêt de ne pas abuser des antiseptiques!).

Pour cela on rajoute de la sève de conifère, solide ou liquide suivant le conifère. Le pin douglas a des petits bourelets de sève liquide sur l'écorce. A la jonction écorce du tronc et branches, il y a des tas de sève solide, qu'on peut faire chauffer pour la rendre liquide.

Couper une branche morte (3 à 4 cm max) en bizeau (évite de salir son couteau). Couper une branche plus grosse, creuser dedans une petite cupule où on mettra la résine receuillie avec le bizeau (en raclant sur le bord de la cupule). Récupérer une noisette de sève pour 100 ml de savon.

Mélanger la cendre blanche tamisée avec de l'eau dans une vieille gamelle allant au feu, jusqu'à obtenir la consistance voulue, rajouter la sève, bien mélanger comme vous pouvez, puis porter au feu pour liquéfier la sève et favoriser le mélange.

Liquides acides

Peuvent être obtenue à partir de vinaigre ou de jus de citron. Ils servent à équilibrer les liquides trop basiques comme la lessive (l'idéal étant un PH de 7, neutre, n'engendrant aucune réaction chimique).

Bicarbonate de sodium

Le bicarbonate de sodium se retrouve dans certaines mines, il ne sera pas forcément facile à fabriquer par la suite. Voilà un petit exemple de ses diverses utilisation, il permet de remplacer plusieurs produits, il n'y a donc plus que le bicarbonate à stocker.

Dentifrice

Saupoudrer une pincée de bicarbonate de sodium sur une brosse à dent humide fait l'office d'un dentifrice, tout en rendant les dents blanches.

Comme c'est un abrasif, il peut enflammer la gencive, si c'est le cas, ne pas l'utiliser plusieurs fois par jour.

Anti-bactérien

Mettre ses draps dans une solution eau-bicarbonate de sodium permet de tuer toutes les petites bêtes au bout de 2 h.

On peut l'utiliser pour le frigo, etc. en remplacement de la javel. Pour la salle de bain, on peut le mélanger au vinaigre.

C'est bon aussi pour les mycoses des pieds (mais préférer un rétablissement des choses en ne se lavant plus au savon et en laissant l'équilibre de la flore dermale se reconstitituer).

Fabriquer du charbon actif

Source wikipedia.

Le charbon actif peut être produit à partir de toute matière organique végétale riche en carbone: bois, écorce, pâte de bois, coques de noix de coco, coques de cacahuètes, noyaux d'olives, ou bien de houille, tourbe, lignite, résidus pétroliers.

La fabrication se décompose en deux étapes :

En situation de survie, prendre le charbon de bois (les gros morceaux noirs) qui restent une fois votre feu éteint. Les écraser. C'est déjà suffisant pour faire un filtre.

Fabriquer de la javel

http://preparationquebec.blogspot.fr/2013/04/leau-de-javel.html

La formule de l'eau de javel est NaClO (Sodium (Na), Chlore (Cl) et Oxygène (O)). La formule du sel étant NaCl, on a déjà trouvé le sodium et le chlore. Reste à trouver l'oxygène (un indice, on en trouve dans l'air et dans la formule de l'eau!).

Le moyen de fabrication le plus simple se fait par électrolyse : 2 électrodes (tiges métalliques, conducteur de cuivre, etc.) branchée sur du 3 à 12 V en continu (piles ou batteries) plongées dans un récipient en verre rempli d'eau et de sel (25 g de sel par litre d'eau froide). Le sel doit être dissous avant de plonger les électrodes, et il faut remuer en permanence sou speine de produire aux électrodes de la soude et du dichlore aux électrodes.

Attention : si la majorité du chlore produit reste dans la solution, une partie s'en échappe, d'où la nécessité de faire ça dans un endroit très aéré. S'il y a un gaz jaunatre qui s'échappe, retirer de suite les électrodes, c'est du dichlore. Ne pas le respirer.

Il y a aussi de l'hydrogène qui se dégage, pas de flamme à côté.

Laisser la réaction se produire jusqu'à la fin (plus de courant électrique consommé). Très vite on sent l'odeur de la javel.

Stocker la javel dans un bison, la renouveler tous les ans car elle perds vite de ses propriétés.

Se protéger des bêtes sauvages

Les insectes piqueurs

Le principal danger de ces insectes n'est pas la petite quantité de sang qu'ils prélèvent, mais les maladies qu'ils vous transmettent en plantant leur trompe dans notre sang. Les maladies transmisent viennent d'un homme ou d'un animal sauvage précédemment piqué. Le seul moyen est d'éviter qu'ils nous piquent, notamment en portant des vêtements adaptés et en évitant les lieux où ils sont en grosse concentration.

Les moustiques

Avec les pluies et la chaleur, c'est eux qu'on risque de rencontrer le plus souvent.

Les femelles moustiques (les seules qui piquent pour pomper du sang du sang chaud pour leurs oeufs) sont attirées avant tout par votre odeur : le dioxide de carbone de votre respiration, l’acide butyrique, émise par notre peau, et les odeurs de pieds ! Les personnes propres sont, contrairement à la légende, moins piquées que les autres. Les autres facteurs d'attirance sont la chaleur, le mouvement, et les masses mobiles de couleur sombre. Impossible d’arrêter de respirer, bien sûr, mais en bougeant moins on produit moins de chaleur, moins de CO 2 et moins de transpiration...

Ils pondent leurs oeufs dans de l'eau stagnante, il est bon d'enlever tous les récipients qui peuvent se remplir d'eau de pluie, les marécages et mares, etc.

Ils sont actifs surtout une heure lors du lever du soleil, et une heure lors du coucher du soleil, quand la lumière est entre chien et loups (ils sont plus durs à écraser).

Les bords de mer ventés, les crêtes ou les bords de lac frais en sont relativement épargnés hors des heures actives. Les marécages ou sous les arbres les voient actifs en permanence et en grands nombres.

Les tiques

Actives au dessus de 5° avec un pic au printemps et à l'automne. Elles se mettents dans les hautes herbes et les ronces (moins d'1m du sol), ne sautent pas mais se laissent tomber sur leur hôte, montent sur les jambes, puis de là remontent sur le corps jusqu'à trouver l'emplacement qui leur convient.

Elles mordent et restent là quelques jours à se remplir de sang. Ensuite elle relâchent, retombent à terre puis remonteront sur une autre victime.

Leur victime est détectée grâce à l’organe de Haller logé sur sa première paire de pattes. Cet organe est sensible à la fois au dioxyde de carbone, à certains constituants de la sueur, et aux phéromones des vertébrés. Une fois sur son hôte elle se dirige grâce à ses pédipalpes vers une zone où la peau est fi ne et bien irriguée. Elle peut se fixer partout y compris sur le cuir chevelu. Elle ancre alors son hypostome dans la chair de son hôte en prenant soin de l’anesthésier par sa salive. Ainsi la morsure est indolore, la tique n’est pas détectée et n’est donc pas éliminée. L’ancrage est ensuite stabilisé par du cément, qui est une sorte de colle qui durcit instantanément. Et vous allez voir que c'est coton pour l'en déloger.

Dès l'afflux de sang chaud, les bactéries parasites se développent en grand nombre et incitent la tique à relâcher régulièrement de sa salive infectée dans notre sang, ce qui nous contamine. Les risques sont maximaux au bout de 10h que la tique a commencé son repas (avant la borrelia, bactérie qui donne la maladie de Lyme, semble inactive), d'où l'importance de l'épouillage en fin de journée...

Si on est infecté, on observe un érythème migrant (une grosse zone rouge de plus de 3cm de diamètre autour de la morsure) entre 3 et 30 jours après l'inoculation. Ne pas confondre avec la petite rougeur normale après une piqure.

Mettre des vêtements couvrants, et sombres car le blanc semble attirer les tiques, même s'il facilite leur repérage et leur élimination.

Symptômes de la maladie de Lyme : maux de tête, douleurs articulaires, puis fatigue généralisée.

Vérifier le corps 2 fois par jours.

En cas de morsure, retirer le corps en entier sans presser le corps de l'insecte pour ne pas répandre les borrelia de partout sur la plaie. Ne pas utiliser d'alcool ou d'éther pour endormir la tique, ni de parfum ou de vaseline. Saisir la tique au plus près de la tête. Soit une pince fine et on tire dans l'axe, soit un tire-tique et on tourne dans le sens des aiguilles d'une montre.

Une fois la tique retirée, désinfecter la plaie.

Les prédateurs

Il y a pleins de parcs animaliers avec des lions, des éléphants, des tigres... qui se feront un plaisir de relâcher ces animaux dans la nature.

Les chiens, surtout ceux dressés pour l'attaque comme dans les brigades cinéphiles, vont se rassembler en meute et vont traquer leurs anciens maîtres.

Le feu

Le feu éloigne les prédateurs.

Prendre la fuite

Le mieux est de battre en retraite en reculant doucement face à la bête et en parlant doucement. Puis s'éloigner sans courir ce qui exciterait leur instinct de chasseur. S'ils nous chargent, on peut faire comme avec les éléphants lever les bras devant soit, paumes tendues et en étant sur d'être le plus fort. Des fois ils s'arrêtent à quelques centimètres, il ne faut éviter qu'au tout dernier moment sans paniquer.

On peut aussi à l'intox se précipiter sur le fauve en criant et en agitant les bras, c'est au feeling du moment.

monter dans un arbre se révèle ensuite être la meilleure stratégie si l'évitement n'a pas marché.

Contre des prédateurs comme des lions ou des ours qui vous ont déjà mis le grappin dessus, il ne reste plus qu'à faire le mort (attention, uniquement si la bête vous a chargée et tapée, sinon ils ont beau être moins intelligents que nous ils vont flairer l'arnaque). Si le prédateur n'a pas faim et qu'il voulait juste jouer, il va se désintéresser de vous. Sinon il faudra se battre, et vous n'aurez probablement pas le dessus mais perdu pour perdu...

Autres stratégies d'évitement

Il est très rare d'être spontanément attaqué par un animal, cependant, rencontrer un sujet de grande taille n'est pas sans danger.

Ecartez-vous de leur chemin. Dans une rencontre inopinée, l'animal aura sans doute aussi peur que vous ; il s'agit alors de garder tout son sang-froid pour ne pas provoquer, involontairement, une

attaque.

- Si vous vous trouvez nez à nez avec un gros animal : RESTEZ PARFAITEMENT IMMOBILE. Reculez doucement. en parlant sur un ton calme ; dans la plupart des cas, l'animal reculera de son côté. Evitez tout geste brusque et souvenez-vous que les animaux "sentent" littéralement la peur, et les chasseurs pris de colique sous l'effet de l'émotion peuvent en témoigner.

Tentez, dans la mesure du possible, de vous calmer.

- Si un animal vous donne l'impression de charger, peut-être est-ce vous qui lui barrez le chemin de la fuite. Ecartez-vous de son passage.

- lorsque vous êtes poursuivi par un animal (et que vous n'avez pas le courage de rester immobile ou de vous écarter), faites des zig-zags en courant : la plupart des gros mammifères comme les rhinocéros chargent en ligne droite et n'ont qu'une vue médiocre.

- Les prédateurs nocturnes comme le tigre ou le léopard possèdent une excellente vision de la proie en mouvement, mais leur vision des couleurs est mauvaise et un objet immobile leur apparait flou .

Si vous n'avez pas encore été détecté, restez immobile.

- Il est parfois possible de décourager un prédateur qui vous poursuit en criant et en faisant de grands gestes.

- La dernière solution consiste à grimper dans un arbre. Toutefois vous risquez d'y rester un certain temps si l'animal est obstiné.

- Si vous avez le choix, évitez de grimper dans un épineux : dans votre panique, vous risquez de vous blesser très sérieusement et de rester prisonnier dans une situation très inconfortable.

Perdu!

Essayez de prendre une route qui monte ou qui descend. En effet, en montant toujours plus haut, vous atteindrez un point d'observation qui vous permettra de mieux vous repérer, et peut-être même d'être repéré. En suivant une descente, vous trouverez sûrement un cours d'eau qui vous mènera, très probablement, à la civilisation. Cela dit, ne longez pas un cours d'eau pendant la nuit ou dans le brouillard, car cela peut être dangereux. En effet, l'eau peut se jeter en cascade du haut d'une falaise, et vous risquez de ne pas le voir. Enfin, ne descendez jamais dans un canyon. Même s'il n'y a pas de risque d'inondation, progresser dans un canyon est difficile pour plusieurs raisons. Les rochers, hauts et escarpés, peuvent vous empêcher de sortir du canyon, vous obligeant à grimper. Il se peut aussi qu'une rivière à fort courant vous barre le passage.

Utilisation du sac à dos de survie

Maintenant que nous savons quoi faire, il nous faut avoir du matériel pour l'utiliser, du moins au début le temps de s'habituer à ce nouvel état de fait.

Dans la page préparation, nous avons vu de quoi est constitué un sac à dos de survie.

Une page spéciale est dédiée à l'utilisation du sac à dos de survie pour survivre dans la nature.

En savoir plus.

A classer

LA CHAMBRE A AIR : faites des petits bouts de 10 cm de long et

de 1 cm de large, puis faite un nœud simple et allumez-le. Ils

donneront le temps au bois de prendre quand il est mouillé. Attention

sa fumée peut être toxique dans une pièce fermée.

Vous pourrez boucaner dans une cave, si vous le désirer, la

viande restera comestible plusieurs jours.

La viande : sur une grille à 1m du feu, posez la viande en filet s’il

s’agit d’un gros animal (chien ou animaux du zoo).

Pour les rats, videz-les, écorchez la peau et couper la tête, mettez

les en forme dite du « crapaud ». Pour les oiseaux, idem que les rats.

Une fois la viande sur la grille, mettre une taule pour ralentir le

passage de la fumée.

Attention aux combustibles utilisés, jamais de résineux (pin,

sapin, etc.) la viande prendrait leurs goûts immondes, croyez-moi, j’ai

le souvenir d’un stage en 1983 de survie où le pain cuit au bois de

sapin fût immangeable.

Attention aux combustibles du genre faux plafonds qui peuvent

dégager des vapeurs toxiques.

Une boite de conserve avec du sable à demi hauteur, imbibé

d’essence et d’huile, fera une bonne torche, la résistance française

utilisait cette technique pour baliser les zones de parachutages lors des

largages de nuit. Vous pourrez éclairer des tunnels sans problème.

TABLEAU DU VOLTAGE DES LÉGUMES

Légume Tension délivrée

Pomme de terre 0,60V

Concombre 1V

Oignon 0,10V

Tomate 0,20V

Citron 0,50V

Chou 0,28V

Citrouille 0,32V

Vous pourrez les manger par la suite, utilisez-les pour écouter

une petite radio FM.

Exemples de survie

Les naufragés de l'île Tromelin

Le naufrage

182 hommes et femmes s'échouent sur une petite île de l'océan indien battues par les vents, pratiquement sans végétation et très petite quantité d'animaux (l'île fait 3 km2). 2 baraquements sont créés, quelques vivres récupérés du navire, les tortues et oeufs d'oiseaux mis à contribution pour la nourriture. Un puit de 5 m est creusé pour obtenue de l'eau saumatre limite potable. Un radeau emportant 122 hommes est construit en 2 mois. 60 esclaves sont laissés à l'abandon, avec 3 mois de vivre (il était prévu de revenir 2 semaines plus tard). Malheureusement, le gouverneur de l'île la plus proche refuse l'envoi d'une expédition de secours. Au bout de 2 ans, 18 personnes tentent de s'échapper sur un radeau de fortune, mais ils disparaissent en mer.

Pendant 12 ans, la population se stabilise à 13 personnes (10 femmes et 3 hommes). Ce n'est que 15 ans après le naufrage que des expéditions de secours sont lancées. Les 2 premières échouent à aborder l'île, mais un marin parvient à rejoindre l'île à la nage. Perdant patience au bout de quelques semaines, il reconstruit un radeau de fortune, entrainant avec lui les 3 derniers hommes survivants et 3 femmes. Comme la précédente tentative, ils disparaissent en mer. Finalement, peu de temps après, les 8 derniers survivants (7 femmes et un bébé de 8 mois) seront récupérés.

Les habitations

Des habitations faites de blocs de grès et de recifs coralliens sont édifiées, les pluies et cyclones étant très nombreux. Les restes de l'épaves sont mises aussi à contribution pour les habitations. Batiments utilisés dans l'ordre chronologique :

Les batiments devaient résister aux vents violents et cyclones. Ce n'était pas la tradition des malgagches (structure traditionnelle en bois et torchis) qui ont dû s'adapter à leur nouvel environnement.

La nourriture

Que de rares herbes et petits buissons éparses sur l'île. Ils ont mangés principalement les oiseaux (des sternes, qu'ils ont sans doute contribués à éradiquer car on ne les trouvent plus de nos jours), les oeufs d'oiseaux et les tortues marines qui viennent pondre.

Poissons et coquillages consommés en moindre quantité.

Le feu

L'entretien du feu sera fait pendant 15 ans uniquement avec le bois récupéré de l'épave. 2 briquets et des silex explique qu'ils aient pu rallumer le feu de temps à autres.

Les outils

Une grande quantité d'outils ont été fabriqués et entretenus (hache, grattoirs, burins, gouges). Des ustensiles de cuisine en cuivre réparés jusqu'à 9 fois (cuillères, bols et gamelles). Une marmite en plomb.

Une pierre à affuter à partir d'un bloc de grès.

Les vêtements

Seulement des pagnes, tressés avec des plumes d'oiseaux.

Lien vers l'histoire détaillée

http://www.tromelin2014.com/lhistoire-de-tromelin/

Une ville de 60 000 habitants bloquée par l'armée pendant 1 an

Ca se passe en Yougoslavie entre 1992 et 1995, pendant la guerre. La ville est fermée par les armées qui l'encerclent, des parachutages de vivres sont réalisés mais c'est les gangs mafieux organisés qui les récupèrent et en profitent pour faire leur loi. Des snipers embusqués rendent toute sortie en plein jour risquée (de nos jours, avec les lunettes infrarouges, même les sorties de nuit vont être risquée). Les déplacements se font à 2 ou 3, toujours bien armés.

Les gangs détruisent les hopitaux, les policiers ne vont plus travailler. Impossible d'utiliser sa voiture, plus de pétrole et rues encombrées.

Très vite le papier toilette vaut plus cher que l'or. Les femmes se prostituent 4 h pour obtenir une boîte de conserve (surtout les mères avec enfants en bas âge). Les gens se barricadent, ceux qui ont pu prévoir sont assez nombreux et bien armés pour soutenir un assaut.

Au bout de 3 mois, ayant épuisés très vite leurs maigres réserves de bouffe, les premiers morts faim se produisent. Le froid tue aussi des gens.

Le troc marche ) plein. Armes a feu, munitions, bougies, briquets, antibiotiques, pétrole, piles et nourriture deviennent les monnaies d'échanges pour lesquelles beaucoup sont prêt à tuer. "la plupart des gens deviennent des monstres…c’était moche".

Les meubles, parquets et portes sont brûlées, impossible d'avoir accès à des arbres (ceux du centre ville sont rapidement découpés).

Lien vers l'histoire détaillée

http://lesmoutonsenrages.fr/2013/03/01/survivalisme-bienvenue-en-enfer%e2%80%a6/

Climat

Le climat dépend de beaucoup de choses, de la circulation océanique, de la position des terres et des océans, de ce qu’il y a sur les terres, de la quantité de poussières, etc. Par exemple, la sécheresse au Sahel depuis 1980 est du à l’accumulation de poussières émises par l’europe du nord depuis la révolution industrielle de 1850 qui a modifié durablement le trajet des vents. Un sol sec comme un champ de blé renvoit des bulles de chaleur, l’air saturé d’humidité au dessus d’un lac détourne les nuages qui arrivent dessus, les montagnes peuvent arrêter les nuages bas qui viennent de l’océan comme à Pau, et provoquer derrière les montagnes, en Espagne, un climat désertique.

Pour en savoir plus...

Il vous faut 2 livres papier, les meilleurs en juillet 2016, dans votre sac de survie :

Manuel de survie

Un manuel de survie basique léger que vous pouvez imprimer : http://silex-mindset.pagesperso-orange.fr/docguide.html

Les règles de survie de base : http://www.guide-de-survie.com/asopeac-outil-survie-acronyme/

http://fr.wikihow.com/survivre-dans-les-bois

Pour les plantes comestibles

Le site http://www.mauvaisesherbes.org/, semblant assez sérieux quand à la fiabilité des informations.

à suivre...


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